Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 00:00

Après plus d'un an d'absence un petit florilège des adaptation de bande dessinées bien de chez nous par des gens de chez nous, et pas ces empafés d'Américains, histoire de se remettre dans le bain.

(C'est gratuit, mais ça nous rappelle à quoi on a échappé pour Tintin)

 

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...

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L'affiche promet quand même un croisement entre Top Gun et Bad boys...

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Avoir des bonnes idées c'est bien, faire un bon film c'est mieux!

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Vroum?

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 Survivre 1h30 pour voir les seins de Bourgoin. L'aventure la vraie!

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Un des derniers rôles de Villeret, la mort est une grosse pute borgne...

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Elie Semoun, what else?

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Ce film remporte haut la main le concours de la plus mauvais adaptation de Lucky Luke (et pourtant il y a du niveau)

 

Mais Outre Atlantique ils se débrouillent également très bien pour massacrer des adaptations...

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Ya des Ragnarocks qui se perdent...

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La plus mauvaise comédie romantique de 2007

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Les mutants au camping

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Par ce qu'on a aussi le droit de se faire aider pour violer la franco-belge

 

Bref un petit article de feignasse pour vous inciter à aller voir Tintin, c'est pas tous les jours qu'on a droit à une bonne adaptation milles millions de mille sabords!

Par Kalu - Publié dans : Cinéma
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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 23:10

Wow, that was epic!

affiche-scott-pilgrim.jpgGrâce à l'incompétence crasse du type qui gère les sortie Europe chez Universal je suis en mesure de vous présenter une critique de Scott Pilgrim la veille de sa sortie* le jour même de sa sortie! Si vous prenez la peine de regarder deux articles plus bas vous pouvez constater qu'il s'agit de l'adaptation d'une BD canadienne fort sympathique effectuée par le non moins sympathique Edgar Writh.

Le réalisateur britannique explore donc une fois de plus son thème de prédilection: L'immersion dans un cadre "réaliste" des codes d'un genre. Après le film de zombie, et le buddy movie, c'est ni plus ni moins que les codes graphiques et narratifs du jeu vidéo qui vont être utilisés pour raconter les aventures sentimentale d'un jeune adulte un peu looser. Le personnage joué par Micheal Sera partage sa vie entre son groupe de Rock, et Chau, petite amie lycéenne, avec qui il ne sort que par ce que c'est "simple". Mais un jour  il va croiser Ramona Flowers, la fille de ses rêves (littéralement) et parvient à la séduire. Mais pour définitivement être avec elle il va devoir vaincre ses sept ex maléfiques, comme autant de boss avant de pouvoir sauver la princesse. Vaste programme, qui ne peut être qu'enthousiasmant quand on connais le talent de Wright, mais  extrêmement casse gueule à la vu de l'ensemble des adaptations de jeux vidéo réalisées à ce jour.

Trêve de suspense, c'est une réussite!

 

Une réussite visuelle avant tout, la maîtrise formelle de Wright est juste hallucinante. L'idée de réaliser une sorte de Jeux vidéo live lui permet d'expérimenter à chaque instant. Au delà des effets un peu tape à l'oeil mais bien intégrés (lignes de vitesses, onomatopées incrustées, points). le réalisateur se permet pas mal de délire visuels que je vous laisse découvrir. Si on atteint pas la folie furieuse de Speed race (en plus ya pas de singe) on est quand même sur un film ne ressemblant à aucun autre. Une véritable fusion entre deux média. Car c'est l'intégration réussie du jeux vidéo au sein d'un film qui fait la force de la mise en scène. Avec une grand intelligence le réalisateur parvient à rendre cohérent son univers, et cela même pour un spectateur n'ayant pas une grande culture vidéo-ludique. 

L'histoire quand à elle n'est pas le point le plus fort du film. En elle même l'intrigue n'est pas la plus passionnante qui soit. Mais l'interprétation impeccable de l'ensemble du casting (Je me suis réconcilié avec Céra) et les dialogues savoureux font qu'on ne s'ennuie pas une seconde entre deux combats. En se concentrant sur le trio Scott, Ramona, Chau dévie de la BD et transforme la plupart des autres protagonistes en personnages fonctions (mais c'était le prix à payer pour adapter six tomes en un seul film sans s'éparpiller). Autre qualité du film, la BO. Une des intrigues secondaires concerne le groupe de scott et le film contient quelques passages musicaux bien foutu (les morceaux ont été en parti écrit par Beck). Les combats avec les ex quand à eux sont extrêmement jouissif, et on avait pas vu des séance de bourre pif aussi sympa depuis un moment.

Wright montre donc une fois de plus qu'il sait tenir une caméra, et qu'il ose proposer en faire quelque chose d'atypique. Et même si ce film s'adresse avant tout aux gamers, il ne leur est pas pour autant réservé. 

Donc soyez sympa faite mentir universal (qui ne croie pas une seule seconde à ce film) et allez vous régaler la rétine avec une jolie histoire d'amour à Toronto.

 

*Minuit passé, et merde!

 

Ps: Évitez la dernière purge de Rodriguez (je hais ce type).

Par Kalu - Publié dans : Cinéma - Communauté : Les Montagnes Hallucinées
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 18:50

L'été sera chaud

summer-wars-poster 01Kenji est lycéen surdoué en mathématiques, pour arrondir ses fins de mois il travaille comme petit administrateur sur le site d’OZ, une sorte de super-Face book.  Ce réseau à atteint de telles proportions qu’il contrôle pratiquement toute vie quotidienne de l’ensemble de la planète. A travers son avatar il est en effet possible de tout faire,  que ce soit sa déclaration d’impôt ou des compétitions d’arts martiaux. Alors que les vacances d’été commencent, sa camarade Natuski l’embauche pour venir l’aider à préparer les 90 ans de sa grand-mère dans la demeure familiale. Alors que la fête se prépare dans le grand domaine, le réseau OZ est victime d’un virus.

 

Cette production du studio Mad House, les mêmes que Paprika, séduit d'abord par l’aspect technique, l’animation est absolument magnifique et le contraste entre les deux mondes est très bien rendu. La vie réelle est sobre, avec trait fin, tout en étant assez chaleureux pour rendre parfaitement l’idée d'un l’été à la campagne.  De l’autre coté de l’écran, Oz est en super flat, revendiquant un coté très Kawai.

Le film se situe donc à la croisée des chemins, d’un coté on retrouve une chronique familiale un peu décalée à la Taste of Tea, et de l'autre un monde bien barré permettant pas mal d'expérimentations visuelles.

S’il est centré sur Kenji, Summer Wars développe une belle galerie de personnage secondaire. La grande et vieille famille de Natsuki  fournit au film un bataillon de personnages tous assez bien caractérisés pour qu’ils ne se fondent pas totalement dans la masse. Que ce soit l’oncle pécheur, les gamins tout le temps en train de courir, ou le cousin paria, ils ont tous un petit quelque chose d’attachant. Si, comme le héros, on est incapable de toujours comprendre qui est vraiment qui, il n’en reste pas moins qui l’idée de famille est vraiment bien rendue.  L'entrecroisement des mondes réels et virtuels est cependant un niveau en dessous d’un film comme Paprika, l’aspect « familial »du film lui donne une fraîcheur assez unique. La partie virtuelle elle n’est ici qu’un outil et ne prend jamais le pas contre le réel. Mais elle permet de multiplier les délires visuels et narratifs, récupérant au passage les qualités et les défauts des animés grand public. Mais si certaines scories de ces genres peuvent ressortir il n’en reste pas moins que la qualité et une énergie communicative est au rendez vous.

 

Le film se concentre sur la question du réseau, qu’il soit familial, relationnel ou virtuel.  C'est l’articulation entre ces différents liens, forts ou faibles, qui permettent de mettre en place les stratégies qui feront gagner cette guerre d’un été.

La distribution très réduite du film il va probablement falloir se bouger pour aller le voir, ce que je conseille chaudement. Un film qui à un goût d’après midi de juillet. Allongé sous une tonnelle,  un bout pastèque à la main.

Par Kalu - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 16:38

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Amour, baston et sirop d'érable

Une fois n'est pas coutume on va parler bouquin. Si je connais relativement bien la BD européenne et japonaise je dois reconnaître que son pendant américain reste assez obscure pour moi. C'est donc, comme souvent, l'occasion de leurs adaptations au cinéma que je découvre  tel ou tel Comics (d'autant plus qu'ils sont le plus souvent (ré) éditées à cette occasion). Comme ce fut la cas avec Watchmen (ouf!), je n'ai pas attendu la sorti du film pour me procurer l'œuvre originale.

Scott Pilgrim a 23 ans, il est canadien, sa copine est une lycéenne de 17 ans, il doit dormir dans le lit de son colocataire homo joue dans un groupe de rock assez moyen. Mais sa rencontre avec Ramona change tout. Totalement amoureux de cette américaine plutôt atypique il est forcé de prendre les choses en mains, lui qui a plutôt tendance à tout laisser couler les choses. Tout se  passe relativement plutôt bien jusqu'à ce qu'il apprenne que pour sortir avec la fille de ses rêves il va devoir affronter les "sept ex-petits amis maléfiques" de la demoiselle...

Ce premier tome commence relativement pépère et sert surtout à mettre en place la trame principale et  à introduire les différents personnages. On découvre la vie du héros, son groupe, son quotidien pas très palpitant. Mais  la rencontre entre Scott et Ramona marque une rupture le récit, qui bascule  alors petit à petit vers quelque chose de moins réel, jusqu'au final qui fait basculer le récit dans ce qui est probablement le premier shonen canadien.

Le trait, simple et acidulé, lui aussi assimile parfaitement un grand nombre d'influence. Le noir et blanc est classieux et le mélange entre du Jamie Hewlett (le dessinateur de Gorillaz) et du manga contribue à renforcer l'ambiance un peu foutraque de la bd. Ça fourmille de détail fendard, l'auteur n'hésitant pas à introduire un peu tout et n'importe quoi dans ses cases (les accords utilisés par le groupe, des stats sur les personnages...). C'est donc un très joyeux bordel qui ressort de ce premier tome remplie de bonnes bouilles aux grands yeux.

Seul le premier tome est disponible en France pour l'instant, et j'espère que la suite est à la hauteur de ce que nous promet Brayan Lee O'Malley. Mais je ne pense pas qu'il y ait trop de souci à se faire.

___

L'adaptation étant assurée par Edgar Wrigth (Shaun of the dead) on peut s'attendre à un truc vraiment fun. Malgré le fait que le rôle principal soit assuré par le très tête à claque Michael Cera

Par Kalu - Publié dans : Bouquins (livres, bd, manga, comics...)
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 01:38
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Soit jeune et ouvre la
Pour tout dire ce sont les commentaires, particulièrement élogieux, sur la filmo de Jonh Hughes suite à son décès qui m'ont poussé à découvrir ce réalisateur. Breakfast Club étant le plus largement encensé, je me suis dit qu'il ferait une bonne porte d'entrer vers l'univers du maître du Teen Movie.
Entre la vulgarité bas du front et les mièvreries pour midinette on peut dire que ce genre  est truffé d'embûche. On peut dire que Breakfast Club les évites relativement bien, en particulièrement l'écueil du "film-sur-les-jeunes-de-son-temps" qui se voulant branché devient daté un an après sa sortie. Si les musiques et les vêtements sont furieusement encrés dans les années 80, le reste du film parvient à toucher à une sorte d'intemporalité, et cela en parti grâce à son histoire simple (mais pas simpliste).
Cinq adolescents se retrouvent pour diverses raisons bloqués en retenue par le proviseur dans la bibliothèque de leur lycée. Il est important de souligner que d'entrée de jeu les rôles sont posés, les personnages sont tous issuent des moules du genre ; le sportif, la princesse, le voyou et la tarée et l'intellot. La première parti du film les présentent d'ailleurs comme des archétypes, rentrant parfaitement dans la case qu'on leur a collé. Cependant, au fur et a mesure de la journée ces cinq jeunes vont se découvrir les uns les autre et constater qu'ils sont plus que les caricatures présentées au début du film.

Sur cette histoire relativement simple, et déjà vu Hughes parvient à créer une histoire extrêmement touchante et bien plus profonde qu'elle n'y parait. La force de ce film, vient de la justesse des personnages, incarnés à merveille par de jeunes acteurs d'une sincérité à toute épreuves. Cette construction sans faille est mise au profit d'un postulat étonnamment subversif pour ce genre de films, la révolte et la désobéissance étant présenté comme la seule échappatoire à la destruction de l'individu. Chaque scène nous lance avec une force brute le sentiment de révolte que peuvent ressentir  cinq jeunes face à leur propre avenir. Le rejet emplis de dégoût que leurs inspirent  les carcans dans lesquels on veux les enfermer, les déterminismes familiaux et sociaux face auquel ils ne sont pas encore totalement résignés.
En résulte un film doux amer, où la comédie glisse avec une fluidité déconcertante vers le drame et réciproquement. A voir impérativement (et à intervertir avec le DVD de Twilight ou d'American Pie dans le lecteur de votre nièce/neuveu).
Par Kalu - Publié dans : Cinéma
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