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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /2010 18:50

L'été sera chaud

summer-wars-poster 01Kenji est lycéen surdoué en mathématiques, pour arrondir ses fins de mois il travaille comme petit administrateur sur le site d’OZ, une sorte de super-Face book.  Ce réseau à atteint de telles proportions qu’il contrôle pratiquement toute vie quotidienne de l’ensemble de la planète. A travers son avatar il est en effet possible de tout faire,  que ce soit sa déclaration d’impôt ou des compétitions d’arts martiaux. Alors que les vacances d’été commencent, sa camarade Natuski l’embauche pour venir l’aider à préparer les 90 ans de sa grand-mère dans la demeure familiale. Alors que la fête se prépare dans le grand domaine, le réseau OZ est victime d’un virus.

 

Cette production du studio Mad House, les mêmes que Paprika, séduit d'abord par l’aspect technique, l’animation est absolument magnifique et le contraste entre les deux mondes est très bien rendu. La vie réelle est sobre, avec trait fin, tout en étant assez chaleureux pour rendre parfaitement l’idée d'un l’été à la campagne.  De l’autre coté de l’écran, Oz est en super flat, revendiquant un coté très Kawai.

Le film se situe donc à la croisée des chemins, d’un coté on retrouve une chronique familiale un peu décalée à la Taste of Tea, et de l'autre un monde bien barré permettant pas mal d'expérimentations visuelles.

S’il est centré sur Kenji, Summer Wars développe une belle galerie de personnage secondaire. La grande et vieille famille de Natsuki  fournit au film un bataillon de personnages tous assez bien caractérisés pour qu’ils ne se fondent pas totalement dans la masse. Que ce soit l’oncle pécheur, les gamins tout le temps en train de courir, ou le cousin paria, ils ont tous un petit quelque chose d’attachant. Si, comme le héros, on est incapable de toujours comprendre qui est vraiment qui, il n’en reste pas moins qui l’idée de famille est vraiment bien rendue.  L'entrecroisement des mondes réels et virtuels est cependant un niveau en dessous d’un film comme Paprika, l’aspect « familial »du film lui donne une fraîcheur assez unique. La partie virtuelle elle n’est ici qu’un outil et ne prend jamais le pas contre le réel. Mais elle permet de multiplier les délires visuels et narratifs, récupérant au passage les qualités et les défauts des animés grand public. Mais si certaines scories de ces genres peuvent ressortir il n’en reste pas moins que la qualité et une énergie communicative est au rendez vous.

 

Le film se concentre sur la question du réseau, qu’il soit familial, relationnel ou virtuel.  C'est l’articulation entre ces différents liens, forts ou faibles, qui permettent de mettre en place les stratégies qui feront gagner cette guerre d’un été.

La distribution très réduite du film il va probablement falloir se bouger pour aller le voir, ce que je conseille chaudement. Un film qui à un goût d’après midi de juillet. Allongé sous une tonnelle,  un bout pastèque à la main.

Par Kalu - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /2010 16:38

scott-pilgrim-1

Amour, baston et sirop d'érable

Une fois n'est pas coutume on va parler bouquin. Si je connais relativement bien la BD européenne et japonaise je dois reconnaître que son pendant américain reste assez obscure pour moi. C'est donc, comme souvent, l'occasion de leurs adaptations au cinéma que je découvre  tel ou tel Comics (d'autant plus qu'ils sont le plus souvent (ré) éditées à cette occasion). Comme ce fut la cas avec Watchmen (ouf!), je n'ai pas attendu la sorti du film pour me procurer l'œuvre originale.

Scott Pilgrim a 23 ans, il est canadien, sa copine est une lycéenne de 17 ans, il doit dormir dans le lit de son colocataire homo joue dans un groupe de rock assez moyen. Mais sa rencontre avec Ramona change tout. Totalement amoureux de cette américaine plutôt atypique il est forcé de prendre les choses en mains, lui qui a plutôt tendance à tout laisser couler les choses. Tout se  passe relativement plutôt bien jusqu'à ce qu'il apprenne que pour sortir avec la fille de ses rêves il va devoir affronter les "sept ex-petits amis maléfiques" de la demoiselle...

Ce premier tome commence relativement pépère et sert surtout à mettre en place la trame principale et  à introduire les différents personnages. On découvre la vie du héros, son groupe, son quotidien pas très palpitant. Mais  la rencontre entre Scott et Ramona marque une rupture le récit, qui bascule  alors petit à petit vers quelque chose de moins réel, jusqu'au final qui fait basculer le récit dans ce qui est probablement le premier shonen canadien.

Le trait, simple et acidulé, lui aussi assimile parfaitement un grand nombre d'influence. Le noir et blanc est classieux et le mélange entre du Jamie Hewlett (le dessinateur de Gorillaz) et du manga contribue à renforcer l'ambiance un peu foutraque de la bd. Ça fourmille de détail fendard, l'auteur n'hésitant pas à introduire un peu tout et n'importe quoi dans ses cases (les accords utilisés par le groupe, des stats sur les personnages...). C'est donc un très joyeux bordel qui ressort de ce premier tome remplie de bonnes bouilles aux grands yeux.

Seul le premier tome est disponible en France pour l'instant, et j'espère que la suite est à la hauteur de ce que nous promet Brayan Lee O'Malley. Mais je ne pense pas qu'il y ait trop de souci à se faire.

___

L'adaptation étant assurée par Edgar Wrigth (Shaun of the dead) on peut s'attendre à un truc vraiment fun. Malgré le fait que le rôle principal soit assuré par le très tête à claque Michael Cera

Par Kalu - Publié dans : Bouquins (livres, bd, manga, comics...)
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /2010 01:38
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Soit jeune et ouvre la
Pour tout dire ce sont les commentaires, particulièrement élogieux, sur la filmo de Jonh Hughes suite à son décès qui m'ont poussé à découvrir ce réalisateur. Breakfast Club étant le plus largement encensé, je me suis dit qu'il ferait une bonne porte d'entrer vers l'univers du maître du Teen Movie.
Entre la vulgarité bas du front et les mièvreries pour midinette on peut dire que ce genre  est truffé d'embûche. On peut dire que Breakfast Club les évites relativement bien, en particulièrement l'écueil du "film-sur-les-jeunes-de-son-temps" qui se voulant branché devient daté un an après sa sortie. Si les musiques et les vêtements sont furieusement encrés dans les années 80, le reste du film parvient à toucher à une sorte d'intemporalité, et cela en parti grâce à son histoire simple (mais pas simpliste).
Cinq adolescents se retrouvent pour diverses raisons bloqués en retenue par le proviseur dans la bibliothèque de leur lycée. Il est important de souligner que d'entrée de jeu les rôles sont posés, les personnages sont tous issuent des moules du genre ; le sportif, la princesse, le voyou et la tarée et l'intellot. La première parti du film les présentent d'ailleurs comme des archétypes, rentrant parfaitement dans la case qu'on leur a collé. Cependant, au fur et a mesure de la journée ces cinq jeunes vont se découvrir les uns les autre et constater qu'ils sont plus que les caricatures présentées au début du film.

Sur cette histoire relativement simple, et déjà vu Hughes parvient à créer une histoire extrêmement touchante et bien plus profonde qu'elle n'y parait. La force de ce film, vient de la justesse des personnages, incarnés à merveille par de jeunes acteurs d'une sincérité à toute épreuves. Cette construction sans faille est mise au profit d'un postulat étonnamment subversif pour ce genre de films, la révolte et la désobéissance étant présenté comme la seule échappatoire à la destruction de l'individu. Chaque scène nous lance avec une force brute le sentiment de révolte que peuvent ressentir  cinq jeunes face à leur propre avenir. Le rejet emplis de dégoût que leurs inspirent  les carcans dans lesquels on veux les enfermer, les déterminismes familiaux et sociaux face auquel ils ne sont pas encore totalement résignés.
En résulte un film doux amer, où la comédie glisse avec une fluidité déconcertante vers le drame et réciproquement. A voir impérativement (et à intervertir avec le DVD de Twilight ou d'American Pie dans le lecteur de votre nièce/neuveu).
Par Kalu - Publié dans : Cinéma
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 22:53
Ellipse narrative.

   La-primera-imagen-de-Agora-el-nuevo-film-de-Alejandro-Amena L'empire romain est en déclin. Cependant des  phares éclairent encore ce monde prêt à tomber dans l'obscurantisme. En particulier celui d'Alexandrie, où la célèbre bibliothèque constitue un îlot de savoir et de civilisation. C'est dans ce contexte de fin d'un monde que prend place le film d'Amenabar. Il nous propose de suivre un des plus grand esprit de ce temps à savoir la philosophe Hypatie et sa quête d'un système cosmologique cohérent. Cette recherche  sert de trame de fond à la monté d'une secte tout juste acceptée par Rome, le christianisme et la lutte sans merci de ses adepte pour prendre le pouvoir.
Amenabar  livre ici un film formellement irréprochable. Même si les décors semblent parfois limités à quelques lieux ils sont magnifiquement reconstitués sous une très belle lumière ecrasant. On peu ressentir les différentes ambiances qui animent la ville, studieuse dans la grande bibliothèques, fiévreuse dans la rue, puis de plus en plus austère au fur et à mesure que les chrétien prennent de l'importance sur l'Agora.
Mais le tour de force du réalisateur, c'est de nous toucher émotionnellement par l'intellect. C'est la gorge noué que l'on assiste à la fin d'un civilisation brillante, à la fin de ceux qui cherchent au profit de ceux qui croient. L'utilisation, et surtout l'évolution, intelligente des personnages (Davus l'esclave ou Oreste le notable) permet de voir la régression que constitue une foi aveugle.  Car il s'agit ici d'un film a charge, dans le bon sens du terme. C'est par l'image, par l'action, et non par des dialogues qui aurai pu etre facilement moralisateurs, qu'Amenabar fait de son film un brûlot clairement anti religieux (et ça fait du bien par les temps qui courent).
Ajoutez à cela une performance d'acteur impeccable et des plans sublimes et vous obtenez un très bon film, qui à le courage de ses convictions.
Ce film n'a pas trouvé de distributeur en Italie, je vous déconseille donc d'aller le voir avec tata Marie-Andrée après la messe (mais ça marche aussi avec tata Rachel, ou tata Fatima) par ce que quand même ça balance sévère.

Par Kalu - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 00:11
   Retour sur une décennie de cinéma, mon top 36, (les numéro ne sont qu'indicatifs)
Ce ne sont pas objectivement les meilleurs, mais ceux m'ayant le plus marqués de la décennie, veuillez pardonner d'avance mes oublis.

1-avatar
Un rêve dans lequel on voudrait pouvoir se perdre, Cammeron à son plus haut niveau.

2-les infiltrés
Au rythme entêtant d'un rock sur fond de cornemuse Scorcese donne une leçon de cinéma à pas mal de jeunot.

3-persepolis
 Un film rare, drôle et touchant sans tomber dans le pathos ou l'animation comme témoin de l'histoire, tant la petite que la grande.

4-Hellboy II
Del Torro fait vivre avec encore plus de force les personnages de Mignolla, tout en y accolant des thèmes et une imagerie plus personnelle que pour le premier.

5-spiderman II
Meilleur des trois épisode, à voir impérativement avec une bonne dose de second degrés. Raimi s'amuse comme un gamin.

6-dark knight
Ne serai ce que pour heat leadger ce film mérite sa place ici.

7-le voyage de chihiro
Myazaki, tout simplement.

8-crazy kung fu
Frai, drôle et pas cynique pour un sous. Un bel hommage à tout un pan du cinéma d'art martiaux qui n'oublie pas de raconter sa propre histoire

9-le gout du thé
Une année au plus pré d'une famille japonaise légèrement marginale. Un film contemplatif dans le bon sens du terme.

10-le fils de l'homme
Une maîtrise totale, tant au niveau de la mise en scène que du scénario.

11-v for vendetta
Le scénario sans concessions permet d'oublier la mise en scène un peu trop pépère.

12-trois enterrements
Une histoire d'amitié et de rédemption dans les paysages texans, un western contemplatif.

13-Le labyrinthe de Pan
La rencontre entre la violence de l'histoire et celle des histoire par un Del Torro à la fois sombre et poétique.

14-le seigneur des anneaux
La trilogie des années 2000.

15-les triplettes de Belleville
Un film d'animation muet sur une mafia française qui fait du trafic de cyclistes... (je vous jure que c'est bien).

16-District 9
Le mélange de cloverfield et d'half life sur fond d'apartheid extra terrestre, quelque chose de neuf en somme.

17-Gost in the Shell 2
Emmenez votre cerveau, vous en aurez besoin.

18-Là haut
Le plus beau Pixar, ce qui n'est pas peu de chose.
Image1-copie-1

19-Garden State
Une histoire d'amour et de renaissance. Un film simple et touchant.

20-Wall-e

Et si la quatrième loi de la robotique était de trouver l'amour?

21-Cowboy Bebop

Plus pour la série que le film, même si ce dernier envoie du lourd.

22-inglorious basterds

Le cinéma est responsable de la chute du IIIe reich!

23-King Kong

Sans égaler son modèle, Jackson re visite le mythe du grand singe dans une fresque époustouflante.

24-there will be blood

L'Amérique confrontée aux démons de sa fondation. Un film poisseux et grandiose.

25-match point

Un des plus beau couple du cinéma (law et johanson) pour un jeu amoureux amoral.

26-Sunshine

De la hard science qui dérive sur un trip mystique, le meilleur dans son genre depuis 2001.

27-kill bill

La vengeance d'un blonde!

28-no country for old men

Une leçon de cinéma, tout simplement.

29-Lost in translation

Scarlette et Bill, what else?

30-bob l'éponge

Pour peu que l'on adhère à l'univers de bob, ce film est un des plus fandar de tous les temps.

31-Paprika

Un voyage au plus profond de la psyché humaine. Perturbant.

32-gran torino

Une légende fait un film somme sur sa carrière. Forcement culte.

33-les indestructibles

La véritable adaptation de Watchmen et des 4 fantastique, le tout en un seul film!

34-shaun of the dead

La seule véritable comédie d'horreur depuis des lustres.

35-Oss 117

Pour une fois qu'une comédie Française se permet de nous lancer à la gueule nos défauts, et d'avoir une vrai prétention de mise en scène, on va pas se priver.

36-the barber

Le film mérite sa place ici ne serai ce que pour son somptueux noir et blanc.



Par Kalu - Publié dans : Cinéma
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